Sourate 18 : AL-KAHF (LA CAVERNE)

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

 2. [Un livre] d’une parfaite droiture pour avertir d’une sévère punition venant de Sa part et pour annoncer aux croyants qui font de bonnes oeuvres qu’il y aura pour eux une belle récompense.

7. Nous avons placé ce qu’il y a sur la terre pour l’embellir, afin d’éprouver (les hommes et afin de savoir) qui d’entre eux sont les meilleurs dans leurs actions.

8. Puis, Nous allons sûrement transformer sa surface en sol aride.

14. Nous avons fortifié leurs cœurs lorsqu’ils s’étaient levés pour dire : “Notre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre : jamais nous n’invoquerons de divinité en dehors de Lui, sans quoi, nous transgresserions dans nos paroles.

17. Tu aurais vu le soleil, quand il se lève, s’écarter de leur caverne vers la droite, et quant il se couche, passer à leur gauche, tandis qu’eux-mêmes sont là dans une partie spacieuse (de la caverne)… Cela est une des merveilles d’Allah. Celui qu’Allah guide, c’est lui le bien-guidé. Et quiconque Il égare, tu ne trouveras alors pour lui aucun allié pour le mettre sur la bonne voie.

26. Dis : “Allah sait mieux combien de temps ils demeurèrent là. A Lui appartient l’Inconnaissable des cieux et de la terre. Comme Il est Voyant et Audient ! Ils n’ont aucun allié en dehors de Lui et Il n’associe personne à Son commandement.

27. Et récite ce qui t’a été révélé du Livre de ton Seigneur. Nul ne peut changer Ses paroles. Et tu ne trouveras, en dehors de Lui, aucun refuge.

28. Fais preuve de patience [en restant] avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa Face. Et que tes yeux ne se détachent point d’eux, en cherchant (le faux) brillant de la vie sur terre. Et n’obéis pas à celui dont Nous avons rendu le cœur inattentif à Notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier.

29. Et dis : “La vérité émane de votre Seigneur”. Quiconque le veut, qu’il croit, et quiconque le veut qu’il mécroie”. Nous avons préparé pour les injustes un Feu dont les flammes les cernent. Et s’ils implorent à boire on les abreuvera d’une eau comme du métal fondu brûlant les visages. Quelle mauvaise boisson et quelle détestable demeure !

30. Ceux qui croient et font de bonnes oeuvres… vraiment Nous ne laissons pas perdre la récompense de celui qui fait le bien.

31. Voilà ceux qui auront les jardins du séjour (éternel) sous lesquels coulent les ruisseaux. Ils y seront parés de bracelets d’or et se vêtiront d’habits verts de soie fine et de brocart, accoudés sur des divans (bien ornés). Quelle bonne récompense et quelle belle demeure !

32. Donne-leur l’exemple de deux hommes : à l’un d’eux Nous avons assigné deux jardins de vignes que Nous avons entourés de palmiers et Nous avons mis entre les deux jardins des champs cultivés.

33. Les deux jardins produisaient leur récolte sans jamais manquer. Et Nous avons fait jaillir entre eux un ruisseau.

34. Et il avait des fruits et dit alors à son compagnon avec qui il conversait : “Je possède plus de bien que toi, et je suis plus puissant que toi grâce à mon clan”.

35. Il entra dans son jardin coupable envers lui-même [par sa mécréance]; il dit : “Je ne pense pas que ceci puisse jamais périr,

36. et je ne pense pas que l’Heure viendra. Et si on me ramène vers mon Seigneur, je trouverai certes meilleur lieu de retour que ce jardin.

37. Son compagnon lui dit, tout en conversant avec lui : “Serais-tu mécréant envers Celui qui t’a créé de terre, puis de sperme et enfin t’a façonné en homme ?

38. Quant à moi, c’est Allah qui est mon Seigneur; et je n’associe personne à mon Seigneur ?

39. En entrant dans ton jardin, que ne dis-tu : “Telle est la volonté (et la grâce) d’Allah ! Il n’y a de puissance que par Allah”. Si tu me vois moins pourvu que toi en biens et en enfants,

40. il se peut que mon Seigneur, bientôt, me donne quelque chose de meilleur que ton jardin, qu’Il envoie sur [ce dernier], du ciel, quelque calamité, et que son sol devienne glissant,

41. ou que son eau tarisse de sorte que tu ne puisses plus la retrouver”.

42. Et sa récolte fut détruite et il se mit alors à se tordre les deux mains à cause de ce qu’il y avait dépensé, cependant que ses treilles étaient complètement ravagées. Et il disait : “Que je souhaite n’avoir associé personne à mon Seigneur ! ”.

45. Et propose-leur l’exemple de la vie ici-bas. Elle est semblable à une eau que Nous faisons descendre du ciel; la végétation de la terre se mélange à elle. Puis elle devient de l’herbe desséchée que les vents dispersent. Allah est certes Puissant en toutes choses !

46. Les biens et les enfants sont l’ornement de la vie de ce monde. Cependant, les bonnes oeuvres qui persistent ont auprès de ton Seigneur une meilleure récompense et [suscitent] une belle espérance.

47. Le jour où Nous ferons marcher les montagnes et où tu verras la terre nivelée (comme une plaine) et Nous les rassemblerons sans en omettre un seul.

51. Je ne les ai pas pris comme témoins de la création des cieux et de la terre, ni de la création de leurs propres personnes. Et Je n’ai pas pris comme aides ceux qui égarent.

52. Et le jour où Il dira : “Appelez ceux que vous prétendiez être Mes associés”. Ils les invoqueront; mais eux ne leur répondront pas, Nous aurons placé entre eux une vallée de perdition.

53. Et les criminels verront le Feu. Ils seront alors convaincus qu’ils y tomberont et n’en trouveront pas d’échappatoire.

54. Et assurément, Nous avons déployé pour les gens, dans ce Coran, toutes sortes d’exemples. L’homme cependant, est de tous les êtres le plus grand disputeur.

60. (Rappelle-toi) quand Moïse dit à son valet : “Je n’arrêterai pas avant d’avoir atteint le confluent des deux mers, dussé-je marcher de longues années”.

61. Puis, lorsque tous deux eurent atteint le confluent, ils oublièrent leur poisson qui prit alors librement son chemin dans la mer.

63. [Le valet lui] dit : “Quand nous avons pris refuge près du rocher, vois-tu, j’ai oublié le poisson – le Diable seul m’a fait oublier de (te) le rappeler – et il a curieusement pris son chemin dans la mer”.

86. Et quand il eut atteint le Couchant, il trouva que le soleil se couchait dans une source boueuse , et, après d’elle il trouva une peuplade [impie]. Nous dîmes : “ô Zul-Qarnayn ! ou tu les châties, ou tu uses de bienveillance à leur égard”.

90. Et quand il eut atteint le Levant, il trouva que le soleil se levait sur une peuplade à laquelle Nous n’avions pas donné de voile pour s’en protéger.

91. Il en fut ainsi et Nous embrassons de Notre Science ce qu’il détenait.

92. Puis, il suivit (une autre) voie.

93. Et quant il eut atteint un endroit situé entre les Deux Barrières (montagnes), il trouva derrière elles une peuplade qui ne comprenait presque aucun langage.

94. Ils dirent : « Ô Zul-Qarnayn, les Yajuj et les Majuj commettent du désordre sur terre. Est-ce que nous pourrons t’accorder un tribut pour construire une barrière entre eux et nous ? ”

95. Il dit : “Ce que Mon Seigneur m’a conféré vaut mieux (que vos dons). Aidez-moi donc avec force et je construirai un remblai entre vous et eux.

96. Apportez-moi des blocs de fer”. Puis, lorsqu’il en eut comblé l’espace entre les deux montagnes, il dit : “Soufflez ! ” Puis, lorsqu’il l’eut rendu une fournaise, il dit : “Apportez-moi du cuivre fondu, que je le déverse dessus”.

99. Nous les laisserons, ce jour-là, déferler comme les flots les uns sur les autres, et on soufflera dans la Trompe et Nous les rassemblerons tous.

107. Ceux qui croient et font de bonnes oeuvres auront pour résidence les Jardins du “Firdaws,” (Paradis),

108. où ils demeureront éternellement, sans désirer aucun changement.

109. Dis : “Si la mer était une encre [pour écrire] les paroles de mon Seigneur, certes la mer s’épuiserait avant que ne soient épuisées les paroles de mon Seigneur, quand même Nous lui apporterions son équivalent comme renfort”.

110. Dis : “Je suis en fait un être humain comme vous. Ils m’a été révélé que votre Dieu est un Dieu unique ! Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse de bonnes actions et qu’il n’associe dans son adoration aucun à son Seigneur”.