De la Lotion

CHAPITRE III. – De la lotion avec un sâ’ d’eau ou une quantité à peu près équivalente.

Récit d’Abou-Salama : « Un jour, j’entrai chez ‘Aïcha en compagnie de son frère (de lait) qui l’interrogea sur la lotion pratiquée par l’Envoyé de Dieu. ‘Aïcha se fit alors apporter un vase d’environ un sâ’ ; elle se lava ensuite et répandit l’eau du vase sur sa tête. Entre elle et nous il y avait un écran (Cet écran ne cachait que la partie du corps au-dessous de la taille.). »

Selon Abou-Dja’far, un jour qu’il se trouvait avec son père chez Djâbir-ben-‘Abdallah en compagnie d’autres personnes, quelqu’un interrogea Djâbir au sujet de la lotion. « Un sâ’ d’eau te suffit, répondit-il. — Il ne me suffit pas, répliqua-t-il. — Il suffisait cependant à un être plus chevelu et meilleur que toi, répondit Djâbir. » Ensuite, vêtu d’un seul vêtement, Djâbir dirigea notre prière.

Ibn-‘Abbâs rapporte que le Prophète et Maïmouna pratiquaient la lotion avec un même vase.

 CHAPITRE IV. – De celui qui répand l’eau par trois fois sur sa tête.

Suivant Djobaïr-ben-Mot’im, l’Envoyé de Dieu dit un jour : « Quant à moi, je répands l’eau par trois fois sur ma tête. » Et ce disant, il fit le geste avec ses deux mains.

Djâbir-ben-‘Abdallah a dit : « Le Prophète se répandait de l’eau par trois fois sur la tête. »

D’après Abou-Dja’far : « Djâbir me dit : « Ton cousin paternel (ou plus exactement le fils de l’oncle paternel de ton père), – c’est à El-Hasan-ben-Mohammed fils d’El-Hanafia qu’il faisait allusion, – vint me trouver et me demander comment se pratiquait la lotion à la suite du commerce charnel. Je lui répondis : Le Prophète prenait trois fois de l’eau dans le creux de sa main et se la répandait sur la tête. Ensuite il se répandait de l’eau sur tout le corps. — C’est que moi j’ai beaucoup de cheveux, me fit remarquer El-Hasan. -Le Prophète en avait plus que toi, lui répondis-je. »

CHAPITRE V. – La lotion ne se fait qu’une seule fois.

Maïmouna a dit : « Je présentai de l’eau au Prophète pour la lotion. Il se lava les mains à deux ou trois reprises, se versa ensuite de l’eau dans la main gauche et s’en lava les parties naturelles. Puis après avoir frotté sa main (gauche) sur le sol, il se rinça la bouche, aspira de l’eau par les narines et se lava le visage et les mains. Cela fait, il se répandit de l’eau sur le corps. Enfin, changeant de place, il se lava les pieds. »

CHAPITRE VII. – On doit se rincer la bouche et aspirer de l’eau par les narines dans la lotion consécutive au commerce charnel.

Ibn-‘Abbâs rapporte ces paroles de Maïmouna : « Je versai de l’eau au Prophète pour la lotion. De sa main droite, il en versa sur la main gauche et se lava ensuite les deux mains. Après cela, il se lava les parties naturelles, puis posa la main sur le sol, la frotta sur la terre et la lava. Ensuite il se rinça la bouche, aspira de l’eau par les narines, se lava le visage et répandit de l’eau sur sa tête. Enfin, changeant de place, il se lava les pieds. On lui apporta alors une serviette, mais il n’en fit pas usage pour s’essuyer

CHAPITRE VIII. – Frotter sa main sur le sol est la meilleure manière de la nettoyer.

Suivant Maïmouna, le Prophète fit la lotion imposée après le commerce charnel de la façon suivante : il se lava les parties naturelles avec un de ses mains, qu’il frotta ensuite contre le mur. Puis il la lava et accomplit l’ablution ordinaire de la prière. Cette ablution terminée, il se lava les pieds

CHAPITRE IX. – Est-il permis à celui qui a été souillé par le commerce charnel d’introduire la main dans le vase avant d’avoir lavé cette main lorsqu’elle n’a pas été atteinte d’une autre souillure que celle du commerce charnel. — Ibn-Omar et El-Barâ-ben-‘Âzib introduisaient leur main non lavée dans l’eau destinée à l’ablution qu’ils pratiquaient ensuite. Ibn-‘Omar et Ibn-‘Abbâs ne voyaient aucun mal à se servir de l’eau restant de la lotion du commerce charnel.

 ‘Aïcha a dit : « Le Prophète et moi faisions pour la lotion usage du même vase, où nos mains plongeaient à tour de rôle. »

Suivant ‘Aïcha, le Prophète se lavait d’abord la main quand il voulait procéder à la lotion qui suit le commerce charnel.

« Le Prophète et moi, dit ‘Aïcha, nous faisions usage du même vase pour la lotion qui suit le commerce charnel. »

 ‘Abdallah-ben-‘Abdallah-ben-Djabr a entendu Anas-ben-Mâlik dire : « Le Prophète et l’une quelconque de ses femmes faisaient usage du même vase pour la lotion. »