De l’eau

LA DEMANDE DE L’EAU PENDANT LA SECHERESSE (‘ISTIQA’)

R.1 Sur l’’Istiqa’ et la sortie du Prophète (ç) au musalla pour l’’istiqa’.

R.2 Sur cette invocation du Prophète (ç) Fais qu’ils endurent des années similaires aux années de Joseph.

R.3. Sur le fait que les gens demandent à l’Imam de faire la prière de l’’Istiqa’ en cas de sécheresse.

R.4 Sur le fait de retourner le manteau dans la prière de l’’Istiqa’.

R.5 Sur la vengeance du Seigneur, Majestueux et Puissant, de ses créatures par la disette lorsque ses interdits sont violés.

R.6 Sur l’’Istiqa’ dans la grande mosquée de la ville.

R.7 Sur l’’Istiqa’ dans le sermon du vendredi sans être en face de la qibla.

R.8 Sur l’’Istiqa’ à partir du minbar.

R.9 Sur celui qui se contente de la prière du vendredi pour l’’istiqa’.

R.10 Sur l’invocation quand les routes ne sont plus fréquentées à cause de l’abondance de la pluie.

R.11 On avance que le Prophète (ç) ne retourna pas son manteau pendant l’’istiqa’ le jour du vendredi.

R.12 L’imâm doit pas repousser ceux qui demandent son intercession pour leur faire l’istiqa’.

R13 Sur le cas où les polythéistes sollicitent l’intercession des Musulmans pendant les disettes.

R.14 Sur le fait de prier lorsque la pluie devient surabondante, et ce en disant : « Autour de nous, non sur nous ! ».

R.15 Sur les invocations durant l’’istiqa’ en étant debout.

R.16 Sur le fait de réciter le Coran avec une voix claire et distincte dans l’’istiqa’.

R.17 Comment le Prophète (ç) donna du dos aux fidèles.

R.18 La prière de l’’istiqa’ est de deux raka’a.

R.19 Sur la prière de l’’istiqa’ dans le musalla.

R.20 Sur le fait de s’orienter vers la qibla pendant la prière de l’’istiqa’.

R.21 Sur le fait que les fidèles lèvent leurs mains avec l’imâm dans la prière de l’’istiqa’.

R.22 Sur le fait que l’imâm lève la main dans la prière de l’’istiqa’.

R.23 Sur ce qu’on doit dire lorsqu’il pleut.

R.24 Sur celui qui se laisse mouiller par la pluie jusqu’à ce qu’elle commence à couler sur sa barbe.

R.25 Lorsque le vent souffle.

R.26 Sur ces propos du Prophète (ç) : j’ai eu la victoire grâce au vent de l’est.

R.27 Sur ce qui a été dit sur les tremblements de terre et des signes naturels.

R.28 Sur : Feriez-vous de votre « rizq » un prétexte à démentir ?

R.29 Il n’y a que Dieu qui sait quand viendra la pluie.

XLII – LA MUSAQAT  volume 3 page 292

R. Sur le churb (le fait de boire de l’eau)

  • sur ces paroles du Très-Haut : et qu’à partir de l’eau Nous avons constitué toute chose vivante… ne vont-ils pas croire ?. (Al-Anbiyyâ’.30)
  • Avez-vous idée de l’eau que vous buvez ? est-ce vous qui la faites descendre des nuages, ou Nous qui le faisons ?

Si Nous avions voulu, Nous l’aurions faite saumâtre : que n’en avez-vous gratitude ? (Al-*Wâqi’a 68-70).

R.1 – Sur le chirb (le fait de partager l’eau). Sur celui qui est d’avis qu’il est licite de faire de l’eau, qu’on peut diviser ou non, l’objet d’une aumône, d’une donation ou d’un testament.

*Uthmân : « Le Prophète saws dit : « Qui est-ce qui achète le puits de Rûma pour ensuite être considéré, quant au fait d’en tirer de l’eau, comme tous les musulmans ? » et Uthmân acheta alors ce puits.

2351 – D’après Abu Hâzim, Sahl ben Sa’d dit : « On apporta au Prophète saws un bol et il en but un peu. Et comme il y avait à sa droite un jeune qui était le moins âgé des présents et à sa gauche ceux qui étaient âgés, le Prophète saws dit au jeune : « O jeune homme ! veux-tu me permettre de passer le bol à ceux qui sont plus âgés ? O Messager de Dieu, dit le jeune homme, je ne suis point disposé à laisser ma part qui me reste de toi pour qui que ce soit ». Le Prophète lui donna alors le bol ».

2352 – ‘Anas ben Mâlik : On avait trait pour le Messager de Dieu saws une brebis qui qui se trouvait dans la maison d’Anas ben Mâlik. On mélangea ensuite son lait avec un peu d’eau prise du puits qui se trouvait dans la maison de ‘Anas.

On donna le bol au Messager de Dieu saws qui en but un peu puis l’éloigna de sa bouche. A sa gauche, il y avait Abu Bakr et à sa droite un bédouin. ‘Umar craignant que le Prophète saws ne passât le bol au bédouin, dit : « O Messager de Dieu saws ! donne à Abu Bakr qui est tout près de toi ! » Mais le Prophète saws donna le bol au bédouin qui était à sa droite puis dit : « On doit donner à celui qui est à droite, puis à celui qui se trouve à droite de ce dernier ».

R.2 Sur celui qui est d’avis que le propriétaire de l’eau a plus de droit sur cette eau jusqu’à ce qu’il se désaltère, et ce en se basant sur ces paroles du Prophète saws : « On ne refusa pas le surplus de l’eau ».

2353 – Abu Hurayra ® : Le Messager de Dieu saws dit : « On ne doit pas refuser l’eau en surplus dans le but d’interdire le pâturage (qui se trouve tout près de la source d’eau) ».

2354 – Abu Hurayra ® : Le Messager de Dieu saws dit : « Ne refusez pas l’eau en surplus pour interdire le pâturage en surplus ».

R.3 Sur le fait qu’on ne doit rien garantir si on creuse un puits dans sa propriété

2355 – D’après Abu Sâlih, Abu Hurayra ® dit : Le Messager de Dieu saws dit : « Le tort causé par un accident dû à une mine, à un puits ou à une bête n’est pas sujet à être endommagé. Et on doit verser le cinquième du trésor qu’on trouve enfoui ».

R.4 Sur le litige au sujet d’un puits et sur le jugement qui le concerne

2356-2357 – D’après ‘Abd Allâh ®, le Prophète saws dit : Celui qui prête un faux serment dans le but de s’emparer du bien d’une personne, trouvera Dieu courroucé contre lui. » Sur ce, Dieu le Très-Haut, révéla : « Ceux qui vendent à vil prix leur pacte avec Dieu, et leurs serments. Al Imrân – v 77.

Et al-‘ach’Ath arriva alors et dit : “Qu’est-ce qu’Abu ‘Abd-ar-Rhamân vient de vous rapporter ? C’est à mon sujet que fut révélé ce verset. J’avais un puits qui se trouvait dans la terre d’un cousin paternel. Le Prophète me dit : « Présente les témoins ! Je n’ai pas de témoins, répondis-je. Il présentera alors un serment, O Messager de Dieu ! Il ne se gênera pas à jurer ». Le Prophète saws tint alors ces paroles de Dieu révéla ce verset pour les confirmer ».


R.5 Sur le péché de celui qui interdit l’eau au voyageur

2358 – D’aprs Abu Sâlih, Abu Hurayra (r) dit : « Le Messager de Dieu saws dit : « Il y a trois hommes que Dieu ne regardera pas le Jour de la Résurrection ne les purifiera pas et auront un châtiment douloureux ; ce sont : l’homme qui a en cours de route une quantité d’eau en surplus et refuse de la donner au voyageur ; l’homme qui ne prête allégeance à l’Imâm qu’en vue d’un de l’ici-bas, si ce dernier lui en donne, il se montre satisfait sinon il se révolte ; l’homme qui expose sa marchandise après le ‘asr en disant : Par Dieu, en dehors de qui il n’y a nul autre dieu, on vient de me donner tel et tel prix pour cette marchandise, et peut trouver un homme qui le croit ». Puis le Messager récita ce verset : Ceux qui vendent à vil prix leur pacte avec Dieu, et leurs serments ».


R.6 Sur l’endiguement des rivières

2359-2360 – D’après ‘Urwa, ‘Abd Allâh ben az-Zubayr (r) rapporte ceci : Un homme des Ansar plaida devant le Prophète (saws) contre az-Zubayr au sujet du cours d’eau d’al-Harra grâce à laquelle on irriguait les palmiers. « Laisse passer l’eau avait dit l’Ansarite ». Mais az-Zubayr avait refusé. Ils se présentèrent donc devant la personne du Prophète (saws) qui dit à az-Zubayr : « O Zubayr ! Arrose puis laisse couler l’eau chez ton voisin! » A ces mots, l’Ansarite se mit en colère et dit au Messager de Dieu saws : « C’est parce qu’il est le fils de ta tante paternelle ? » En entendant cela, le visage du Messager de Dieu saws changea de couleur. « Arrose… o Zubayr ! Dit le Prophète, puis retiens l’eau jusqu’à ce qu’elle revienne aux digues ».
Az-Zubayr dit : « Par Dieu ! Je crois que le verset suivant a été révélé à ce sujet : Mais non, par ton seigneur ! Ils ne sont pas des croyants, tant qu’ils ne te prennent pas pour juge de qui fait entre eux conflit ». (An-Nisâ – 65.

R7 – Sur le fait que la partie haute doit être irriguée avant la partie basse

2361 – D’après az-Zuhry ‘Urwa dit : « Az-Zubayr est un litige avec un homme des Ansârs. Le prophète saws dit alors : « O Zubayr ! Arrose… puis laisse ensuite l’eau couleur. Bien sûr ! Dit l’Ansarite, il est le fils de ta tante paternelle : ». A ces mots, le Prophète saws, que le Salut soit sur lui, dit «: « Zubayr ! Arrose jusqu’à ce que l’eau arrive au niveau des digues puis arrête-toi  ! ».
« Az-Zubayr dit : « Par Dieu ! Je crois que le verset suivant a été révélé à ce sujet : Mais non, par ton seigneur ! Ils ne sont pas des croyants, tant qu’ils ne te prennent pas pour juge de qui fait entre eux conflit ».


R.8 – Sur le fait que la partie haute peut être irriguée jusqu’au niveau des chevilles

2362 – Selon Ibn Chihâb, ‘Urwa ben az-Zubayr rapporta ceci : Un homme des Ansâr se disputa avec az-Zubayr au sujet du cours de l’eau d’al-Harra grâce à laquelle on arrosait les palmiers. Le Messager de Dieu saws commanda alors à Zubayr de faire une faveur en lui disant ceci : « O Zubayr ! Irrigue puis laisse l’eau couler vers ton voisin ! » Mais l’Ansarite intervint : «  Est-ce parce qu’ il est le fils de ta tante paternelle ? » A ces mots, le visage du Messager de Dieu saws changea de couleur. Il dit ensuite à Az-Zubayr : «  Irrigue puis arrête dès que l’eau arrive au niveau des digues ». Ainsi le Prophète saws donna à az-Zubayr son droit en entier.

« Az-Zubayr dit : « Par Dieu ! Je crois que le verset suivant a été révélé à ce sujet : Mais non, par ton seigneur ! Ils ne sont pas des croyants, tant qu’ils ne te prennent pas pour juge de qui fait entre eux conflit ». 
Ibn Jurayr : Ibn Chihâb me dit : « Les Ansars, ainsi que les autres gens évaluèrent le niveau indiqué par le Prophète saws dans ces paroles : « Irrigue puis arrête dès que l’eau arrive au niveau des digues » et ils trouvèrent que cela correspondait au niveau des chevilles. »


R.9 Sur le mérite de fournir de l’eau.

23-63 Abu Hurayra (r) : Le Messager de Dieu saws dit : « tandis qu’il était en train de marcher, un homme éprouva une grande soif. Il descendit dans un puits et put boire de son eau. En remontant, il trouva un chien haletant de soif et qui essayait de se désaltérer en touchant avec sa bouche le sol humide. L’homme se dit : « Ce chien lui arrive ce qui m’est arrivé ». Il redescendit dans le puits, remplit sa bottine d’eau, la saisit avec les dents, remonta et donna à boire au chien. Dieu l’agréa pour cet acte et lui pardonna ses fautes passées. »En entendant cela, les présents demandèrent : « O Messager de Dieu ! Aurons-nous une récompense pour les animaux ? Il y a une Récompense répondit le Prophète, pour tout bien fait à un être vivant. »

Rapporté aussi par Hammâd ben Salama et ar-Rabî’ ben Muslim, et ce de Muhammad ben Ziyâd.
2364 – ‘Asmâ’ Abu Bakr (r) : Le Prophète saws fit la prière de l’éclipse puis dit : Le Feu se rapprocha de moi au point où je dis : O Seigneur ! Suis-je aussi avec eux ? Tout à coup apparut une femme (je crois, rapporte le râwi, qu’il avait ensuite dit ceci… qu’une chatte égratignait).

« En voyant cela, il dit : « Quelle est son histoire ? Elle avait retenu la chatte lui expliqua-t-on, et l’avait laissée mourir de faim. « 

2365 – ‘Abd Allâh ben ‘Umar (r) : Le Messager de Dieu saws dit : « Une femme fût châtiée à cause d’une chatte qu’elle avait retenue et laissée mourir de faim ».

Je crois, et Dieu en est plus informé, ajouta le râwi, qu’il avait dit ensuite ceci : « On lui dit alors : « En la retenant, tu ne lui as donné ni à manger ni à boire, et tu ne l’as même libérée pour qu’elle puisse manger des petits animaux de la terre ».