Des Animaux

TITRE 28

 DE L’EXPIATION DU DELIT DE CHASSE ET D’AUTRES CHOSES ANALOGUES

CHAPITRE PREMIER. – De ces mots du Coran : « …Ne tuez pas de gibier pendant que vous êtes en ihrâm. Celui d’entre vous qui en tuera intentionnellement devra en expiation d’un animal de la valeur de ce qu’il aura tué. La sentence sera prononcée par deux personnes honorables prises parmi vous et l’animal sera offert en holocauste à la Ka’ba. La compensation pourra consister en nourriture donnée aux pauvres ou en un jeûne équivalent, car il faut que le coupable goûte le fruit de son méfait. Dieu pardonne pour ce qui est passé, mais quiconque recommencera, Dieu en tirera vengeance. Dieu est puissant ; Il est Maître de la vengeance. » – « Il vous est licite de pêcher, de vous nourrir de la chair du poisson soit chez vous, soit en voyage, mais il vous est interdit de chasser, tant que vous êtes en ihrâm. Craignez Dieu vers qui vous serez rassemblés (un jour). » (sourate V, verset 96 et 97).

CHAPITRE II. – Si quelqu’un qui n’est pas en ihrâm chasse et offre son gibier à celui qui est en ihrâm, ce dernier peut manger ce gibier. – Ibn ‘Abbâs et Anas ne voyaient aucun mal à ce que celui qui est en ihrâm égorgeât un animal autre qu’une pièce de gibier, par exemple un chameau, un mouton, un boeuf, une poule, un cheval. – (Explication du mot ÚóÏá  qui peut se lire  ÚöÏá dans le sens d' »équivalent ». Þíáã a le même sens que ÞæÇã. Le verbe ÚÏá s’emploie dans le sens de « donner un équivalent ».

1. ‘Abdallah ben Abou Qâtada a dit : « L’année de El Hodaïbiyya mon père partit. Ses compagnons se mirent en ihrâm, mais lui ne le fit pas. On rapporta au Prophète que l’ennemi l’attaquerait ; néanmoins il partit aussi. Pendant que j’étais avec mes compagnons, dit Abou Qatâda, ils se regardèrent en riant ; j’aperçus alors un âne sauvage ; je fondis sur lui, le transperçai et l’abattis sur place, puis (pour le porter) j’appelai à mon aide mes compagnons qui refusèrent de m’aider. Nous mangeâmes de la chair de l’animal ; ensuite, craignant d’être séparé des nôtres, je me mis à la recherche du Prophète, tantôt forçant l’allure de mon cheval, tantôt allant au pas. Au milieu de la nuit, je rencontrai un homme des Benou Ghifâr et lui dit : « Où as-tu laissé le Prophète ? – A Ta’hin, me répondit-il, et il allait faire la sieste à Es Soqyâ. » (Quand je l’eus rejoint) je dis : « Ô Envoyé de Dieu, tes gens t’envoient le salut et la miséricorde de Dieu ; ils craignaient d’être séparés de toi ; attends-les. » Puis j’ajoutai : « Ô Envoyé de Dieu, j’ai tué un âne sauvage et il m’en reste un quartier. » S’adressant à ses gens, qui étaient en ihrâm, le Prophète leur dit : « Mangez-en. »

CHAPITRE III. – Du cas où les gens en ihrâm, voyant une pièce de gibier, se mettent à rire et donnent ainsi l’éveil à un homme qui n’est pas en ihrâm.

1. Abou Qatâda a dit : « Nous partîmes avec le Prophète l’année de El Hodaïbiyya ; ses compagnons prirent l’ihrâm, mais moi je ne le pris pas. Comme on nous avait informé qu’un groupe d’ennemis était à Ghaïqa, nous marchâmes dans cette direction. Mes compagnons ayant aperçu un âne sauvage se mirent à rire entre eux et alors je regardai et vis l’animal. Je lançai mon cheval sur cet âne sauvage ; je le transperçai et l’abattis sur place ; puis j’appelai à mon aide mes compagnons (pour le porte) ; ils refusèrent de m’aider. Nous mangeâmes de la chair de cet animal et j’allai rejoindre le Prophète, car nous craignions d’en être séparés. Tantôt je forçais l’allure de mon cheval, tantôt j’allais au pas ; enfin au milieu de la nuit je rencontrai un homme de Benou Ghifâr et lui dis : « Où as-tu laissé le Prophète ? – A Ta’hin, me répondit-il, et il allait faire la sieste à Es Soqyâ. » Je continuai ma recherche jusqu’à ce que j’eus rejoint l’Envoyé de Dieu : « Ô Envoyé de Dieu, lui dis-je, tes compagnons t’envoient le salut et la miséricorde de Dieu. Ils craignent d’être séparés de toi par l’ennemi ; attends-les. » Il attendit en effet, puis je lui dis : « Ô Envoyé de Dieu, nous avons tué à la chasse un âne sauvage et il nous en reste un quartier. » Alors s’adressant à ses compagnons qui étaient en ihrâm, l’Envoyé de Dieu leur dit : « Mangez-en ».

CHAPITRE IV. – Celui qui est en ihrâm ne doit pas aider celui qui n’y est pas à tuer une pièce de gibier.

1. Suivant des isnâd différents, Abou Qatâda a dit : « Nous étions à El Qâha avec le Prophète, certains d’entre nous en ihrâm, les autres non. Je remarquai que mes compagnons se montraient quelque chose l’un à l’autre. Je regardai et j’aperçus un âne sauvage. Mon fouet étant tombé, (je demandai qu’on me le ramassât). Mes compagnons me dirent : « Nous ne t’aiderons pas en quoi que ce soit parce que nous sommes en ihrâm. » Je rattrapai mon fouet, puis j’allai vers l’âne sauvage en me cachant derrière des blocs de pierre, je l’atteignis et lui coupai les jarrets ; puis je l’apportai à mes compagnons. Les uns disaient : « Mangez-en » ; les autres : « n’en mangez pas. » Alors, j’allai trouver le Prophète qui était en avant de nous et lui posai la question : « Mangez-en, répondit-il, c’est licite. »
Sofyân, un des traditionnistes, ajoute : « ‘Amr nous dit : « Allez trouver Sâlih et interrogez-le sur ce cas d’autres points ; or Sâlih vint nous trouver ici (à la Mecque). »

CHAPITRE V. – Celui qui est en ihrâm ne doit pas montrer un gibier afin que celui qui n’est pas en ihrâm aille le chasser.

1. Abou Qatâda rapporte que l’Envoyé de Dieu partit pour le pèlerinage et que lui et ses compagnons partirent en même temps. Un certain nombre de ces derniers, parmi lesquels se trouvait Abou Qatâda, s’étant mis en route, le Prophète leur dit : « Prenez par le bord de la mer et suivez-le jusqu’à ce que nous nous rencontrions. » Ils prirent donc le chemin du bord de la mer. Une fois en route, tous prirent l’ihrâm, à l’exception de Abou Qatâda qui ne le prit point. Pendant qu’ils étaient en route, ils virent des ânes sauvages ; Abou Qatâda fondit sur ces ânes et abattit une femelle qu’il rapporta. On descendit alors des montures et on mangea de la chair de cet animal. Certains dirent : « Devions-nous manger de la chair d’un gibier alors que nous sommes en ihrâm ? » Nous emportâmes ce qui restait de la chair de cette ânesse et, arrivés auprès de l’Envoyé de Dieu, on lui dit : « Ô Envoyé de Dieu, nous sommes en ihrâm, mais Abou Qatâda n’a pas pris l’ihrâm. En route, nous avons vu des ânes sauvages ; Abou Qatâda a fondu sur eux et a tué une ânesse. Nous descendîmes alors de nos montures et mangeâmes de la chair de cet animal, puis nous nous sommes demandé si nous devions manger de la viande de gibier pendant que nous étions en ihrâm et alors nous avons apporté ce qui restait de la chair de l’ânesse. » Alors le Prophète dit : « L’un de vous a-t-il donné l’ordre d’attaquer l’animal ou l’a-t-il montré d’un geste ? – Non, répondirent-ils. – Eh bien, reprit-il, mangez ce qui reste de la chair de l’ânesse ! »

CHAPITRE VI. – Quand on offre un âne sauvage vivant à quelqu’un qui est en ihrâm, il ne doit pas l’accepter.

1. Ibn ‘Abbâs rapporte que Es Sa’b ben Djattsâma El Laïtsi offrit à l’Envoyé de Dieu un âne sauvage. Le Prophète, qui était alors à El Abwâ ou à Oueddân (El Abwâ est le nom d’une montagne et Oueddân celui d’un bourg, tous deux situés entre la Mecque et Médine.), le refusa ; puis, voyant la figure que faisait Es Sa’b, il lui dit : « Ce n’est pas parce que c’est toi que je refuse, c’est parce que je suis en ihrâm. »

CHAPITRE VII. – Des animaux que peut tuer celui qui est en ihrâm.

1. Avec des isnâd différents et quelques variantes. Selon ‘Abdallah ben ‘Omar, une des femmes du Prophète (Hafsa) a rapporté que l’Envoyé de Dieu a dit : « Il y a cinq animaux que celui qui est en ihrâm peut tuer sans commettre de faute : le corbeau, l’épervier, le rat, le scorpion et tout fauve carnassier. »

2. D’après ‘Aïcha, l’Envoyé de Dieu a dit : « Il y a cinq animaux, tous nuisibles, que celui qui est en ihrâm peut tuer : le corbeau, l’épervier, le rat, le scorpion et tout fauve carnassier. »

3. ‘Abdallah a dit : « Pendant que nous étions dans une grotte à Mina avec le Prophète, il eut la révélation de la sourate de El Morsalât (LXXVII). Il me la récita et je la recueillis de sa bouche. Sa bouche était encore frémissante de ses paroles lorsqu’un serpent s’élança sur nous. Le Prophète nous cria : « Tuez-le ! » Nous nous précipitâmes, mais le serpent s’enfuit. Alors le Prophète de dire : « Il a évité le mal que vous vouliez lui faire comme vous avez évité celui qu’il voulait vous faire. »

4. Selon ‘Aïcha, la femme du Prophète, l’Envoyé de Dieu, parlant du lézard, aurait dit que c’était une petite bête nuisible, mais elle ne lui avait pas entendu donner l’ordre de le tuer.
El Bokhari ajoute : « En rapportant ceci nous avons voulu seulement montrer que Mina est sur le territoire sacré et qu’on ne voyait aucun mal à y tuer des serpents. »

CHAPITRE VIII. – On ne doit pas couper les arbres du territoire sacré. D’après Ibn ‘Abbâs, le Prophète a interdit d’en couper les épines.

1. Abou Choraïh El ‘Adawi rapporte que, s’adressant à ‘Amr ben Sa’îd qui envoyait des troupes à la Mecque, il lui dit : « Ô prince, veux-tu me permettre de te rapporter des paroles prononcées par l’Envoyé de Dieu le lendemain de la conquête de la Mecque. Mes oreilles ont entendu ces paroles ; mon coeur les a gardées et mes yeux ont vu le Prophète au moment où il les prononçait. Il loua Dieu, le glorifia et dit ensuite : « C’est Dieu qui a rendu sacrée la Mecque ; ce ne sont point les hommes qui lui ont donné ce caract-re. Il n’est donc pas permis à un homme qui croit en Dieu et au Jugement dernier d’y répandre le sang, ni d’y couper des arbres.
 »Si quelqu’un s’autorisait du combat livré par l’Envoyé de Dieu, dites-lui : Dieu avait donné une permission spéciale à l’Envoyé de Dieu, et il ne vous l’a pas accordée. Dieu m’a seulement permis d’y combattre un instant pendant un seul jour. Mais maintenant le caractère sacré de la Mecque est redevenu ce qu’il était hier. Que ceux qui sont ici présents l’apprennent à ceux qui sont absents. »
Comme on demandait à Abou Choraïh ce que lui avait répondu ‘Amr, il dit, voici ce que répondit ‘Amr : « Ô Abou Choraïh, je sais tout cela mieux que toi. Le territoire sacré ne doit pas donner asile à un rebelle, ni à celui qui fuit après avoir versé le sang ou après avoir commis quelque crime. » – El Bokhari explique le mot ÎÑÈÉ par « malheur » (crime).

CHAPITRE IX. – On ne doit pas faire fuir le gibier sur le territoire sacré.

1. D’après Ibn ‘Abbâs, le Prophète a dit : « C’est Dieu qui a rendu la Mecque sacrée. Elle n’a jamais cessé de l’être avant mois ; elle ne cessera jamais de l’être après moi. Elle n’a cessé d’avoir ce caractère pour moi qu’un instant et un seul jour. Qu’on n’arrache pas les herbes qui y poussent, qu’on ne coupe pas ses arbres, qu’on ne fasse pas fuir son gibier, et qu’on n’y ramasse pas les objets trouvés si ce n’est pour les faire reconnaître à leurs propriétaires. – Ô Envoyé de Dieu, dit alors El ‘Abbâs, excepté l’idzkhir pour nos bijoux et pour nos tombeaux ? – Excepté l’idzkhir, répliqua-t-il. » 
’Ikrima a dit : « Savez-vous en quoi consiste le fait de faire fuir le gibier ? C’est de le faire partir d’un endroit ombragé pour prendre sa place. »

CHAPITRE X. – Il n’est pas permis de livrer combat à la Mecque. – Abou Choraïh a dit, d’après le Prophète : « On n’y doit pas répandre le sang. »

1. D’après Ibn ‘Abbâs, le jour de la prise de la Mecque, le Prophète a dit : « Vous n’êtes point tenus d’émigrer, mais vous devez faire la guerre sainte et être animés des meilleurs sentiments. Si on vous demande de quitter cette ville, quittez-la. Certes c’est une ville que Dieu a rendu sacrée, le jour où il a créé les cieux et la terre. Ce territoire restera sacré en l’honneur de Dieu jusqu’au jour de la Résurrection. Il n’a été permis à personne d’y livrer combat avant moi et cette autorisation n’a duré qu’un instant et un seul jour.
Ce territoire restera sacré en l’honneur de Dieu jusqu’au jour de la Résurrection.
On ne doit pas couper ses épines, ni mettre en fuite son gibier, ni ramasser les objets perdus à moins que ce ne soit pour les faire reconnaître à leurs propriétaires. On n’y arrachera aucune herbe, sauf l’idzkhir qui sert à vos bijoutiers et à vos demeures. Excepté l’idzkhir, répéta-t-il. »

123. Selon le même Abou Hourayra 4__#$!@%!#__hou.gif ¬, le Prophète 5__#$!@%!#__sallallah.gif ¬ a dit:

 «Cependant qu’un homme poursuivit son chemin, voilà qu’il ressentit une grande soif. Il trouva alors un puits, y descendit et en but. A sa sortie du puits se présenta un chien haletant et léchant la terre humide tellement il avait soif. L’homme se dit: «Ce chien souffre de la soif autant que j’en souffrais moi-même. Il redescendit dans le puits, remplit d’eau sa chaussure, la tint avec ses dents et remonta. Il en abreuva le chien et Dieu loua son acte et lui pardonna ses péchés». Ils dirent: «O Messager de Dieu! Avons-nous donc un salaire pour nos bonnes actions envers les animaux?» Il dit: «Pour toute créature vivante il y a un salaire à qui lui fait du bien».

Dans une version commune aux deux Imams (Al Boukhâri et Mouslim): «Cependant qu’un chien tournait autour d’un puits mourant de soif, voilà que le vit l’une des prostituées des enfants d’Israël. Elle ôta sa chaussure, la remplit d’eau du puits et l’en abreuva. Cela lui valut l’absolution de ses péchés.»

282 – L’interdiction de faire souffrir l’esclave, la bête, la femme et l’enfant sans une raison légitime ou au-delà de ce qu’exige leur éducation

1600. Selon Ibn ‘Omar houma.gif ¬, le Messager de Dieu 6__#$!@%!#__sallallah.gif ¬ a dit: «Une femme a été tourmentée (en Enfer) à cause d’une chatte qu’elle avait enfermée sans la laisser libre pour aller manger les insectes de la terre». (ura)

1601. Ibn ‘Omar rapporte encore qu’il est passé un jour devant des jeunes gens de Qoreysh qui avaient fixé un oiseau pour s’en servir comme cible. Ils avaient convenu avec son propriétaire de lui donner toutes les flèches qui manqueraient leur but. A la vue d’Ibn ‘Omar, ils se dispersèrent. Ibn ‘Omar dit: «Qui a fait cela? Que Dieu maudisse celui qui l’a fait! Le Prophète 7__#$!@%!#__sallallah.gif ¬ a maudit celui qui se sert comme cible de tout être vivant». (ura)

1602. Anas 5__#$!@%!#__hou.gif ¬ a dit: «Le Messager de Dieu 8__#$!@%!#__sallallah.gif ¬ a interdit de lier les bêtes pour les tuer». (ura)

1608. Selon lui encore, un âne marqué au visage passa devant le Prophète 9__#$!@%!#__sallallah.gif ¬ qui dit: «Que Dieu maudisse celui qui l’a marqué!» (Mouslim)

Dans une autre version de Mouslim: «Le Messager de Dieu 10__#$!@%!#__sallallah.gif ¬ a interdit de frapper sur le visage ainsi que de marquer sur le visage».

283 – L’interdiction de torturer par le feu n’importe quel animal, pas même un pou ou autre bestiole pareille

1610. Ibn Mas’ùd 6__#$!@%!#__hou.gif ¬ rapporte: «Nous étions en voyage avec le Messager de Dieu 11__#$!@%!#__sallallah.gif ¬. Il s’en alla faire ses besoins. Nous vîmes alors un oiseau avec ses deux petits. Nous prîmes les deux oisillons et leur mère se mit à voler au-dessus de nos têtes. A ce moment arriva le Prophète 12__#$!@%!#__sallallah.gif ¬ qui dit: «Qui a fait de la peine à cet oiseau en lui prenant ses petits? Allez, rendez-lui ses enfants!». Il vit aussi une colonie (village) de fourmis que nous avions brûlée. Il dit: «Qui a brûlé cette colonie?» Nous dîmes: «Nous». Il dit: «II n’appartient qu’au Maître du Feu de tourmenter par le feu». (Abou Dawùd)

324 – Où il est réprouvé d’insulter le coq

Le livre des sacrifices

1. de ce qui est interdit à être sacrifié.

(1041) 1- al-Bara’Ibn ‘Azeb a rapporté que l’on a questionné l’envoyé de Dieu ( ) à propos des sacrifices qu’on ne peut pas offrir. Il fit un signe de sa main et dit « quatre » al Bara’ faisait signe de sa main et dit : «  Ma main est plus courte que celle de l’Envoyé de Dieu et cite les animaux qui ne sont pas à sacrifier, à savoir ceux dont la difformité est claire et qui boitent, les animaux qui sont borgnes, ceux qui sont effectivement malades, et finalement les maigres qui ne sont pas graisseux. »

(1042) 2- Nafi’ a rapporté que ‘Abdullah Ibn ‘Omar s’abstenait de sacrifier les animaux non âgés et ceux qui sont difformes. Malik a dit : « C’est ce que j’ai entendu de mieux ».

2. de ce qui est recommandé à sacrifier

(1043) 3 – Nafi’ a rapporté : « Abdullah Ibn ‘Omar voulait faire offrande alors qu’il était à Médine. Il me chargea de lui acheter un bélier cornu et d’un certain âge puis de le sacrifier le jour de l’ « Adha », où les hommes faisaient la prière. Achevant ma mission, dit Nâfi’, on porta le bélier sacrifié à ‘Abdullah Ibn ‘Omar qui se rasa la tête, vu qu’il était malade, et qu’il n’avait pas participé à la fête, priant avec les hommes. Nafi’ rapportant ce qu’a dit ‘Abdullah Ibn ‘Omar : « le fait de se raser la tête n’est pas une obligation pour celui qui a fait une offrande, mais Ibn ‘Omar l’avait fait. »

3. De l’interdiction de sacrifier la victime avant le départ de l’imam à la fin de la prière

(1044) 4- Buchayr Ibn Yassâr a rapporté qu’Abû Burda Ibn Niyâr avait fait une offrande, avant que l’Envoyé de Dieu ( ) ne l’ait faite, le jour de l’Adha. Il prétendit que l’Envoyé de Dieu ( ) avait ordonné de faire une autre offrande. Abû burda lui répondit : « je n’ai qu’une chèvre d’un an révolu à sacrifier, ô Envoyé de Dieu. » Il lui dit «  si tu ne peux sacrifier qu’une telle chèvre, qu’elle le soit. »

(1045) 5- ‘Abbâd Ibn Tamîm a rapporté que Umayr Ibn Achkar, avait fait sacrifice avant de participer à la prière du jour de l’Adha. Rapportant cela à l’Envoyé de Dieu ( ) il lui conseilla de sacrifier une autre victime. »

4. de la réserve de la chair des animaux sacrifiés

(1046) 6 – Jâber Ibn ‘Abdullah a rapporté que l’Envoyé de Dieu ( ) avait interdit de manger la chair des bêtes sacrifiés après trois jours. Puis il a ajouté : «  A manger de cette chair, à faire l’aumône, à en avoir une provision, et à en épargner. »

(1047) 7- ‘Abdullah Ibn Waqid a rapporté que l’Envoyé de Dieu ( ) a interdit de manger la chair des victimes après trois jours. ‘Abdullah Ibn Abî Bakr, rapportant cela, a dit : « J’ai raconté cela à ‘Amra Bent ‘Abdul-Rhmân qui dit : «  j’approuve ce qui est dit par ‘Abdullah Ibn Waqid, car j’ai entendu Aicha, la femme du Prophète ( ) dire : « Une foule de pauvres bédouins était présents le jour de l’Adha, du temps de l’Envoyé de Dieu ( ). S’adressant aux fidèles, l’Envoyé de Dieu( ) a dit : Faites une réserve pour trois jours, et une aumône pour ce qui est du reste. » Aicha, poursuivant, dit : « Quand cela a été fait, on a dit à l’Envoyé de Dieu ( ) que les gens conservèrent dans les outres, la graisse des bêtes victimes, afin de s’en servir ultérieurement. » L’Envoyé de Dieu ( ) les interrogea : «  Pourquoi faire cela ? » On lui répondit : « Vous avez interdit de manger la viande des sacrifices après trois jours. » Il répliqua : «  je vous l’avais interdit, car toute une foule de bédouins était arrivé à médine.

Or, à présent, mangez, faites l’aumône et la réserve. » Il désignait pas « la foule » les pauvres hommes arrivé à Médine.

(1048) 8 – Abû Sa’id al- Khudrî a rapporté qu’en rentrant d’un voyage, sa femme lui offrit de la viande à manger. » Il dit : «  Fais en sorte que cela ne soit pas de la viande des offrandes ! » Elle répondit : « Elle l’est. » Abû Sa’id répliqua : «  L’envoyé de Dieu ( ) ne l’avait-il pas interdite ? » Sa femme reprit : «  Après ton voyage, l’Envoyé de Dieu ( ) nous l’avait permise. » Abû Sa’id cherchant à se renseigner, on lui répondit : « l’Envoyé de Dieu a dit : «  je vous avais interdit la chair des offrandes à manger après trois jours ; mais à présent, mangez-la, faites une aumône et une provision. Je vous avais interdit l’usage des vases réservés à la fermentation. Or maintenant, servez-vous-en ; encore que toute liqueur enivrante est à repousser. Finalement, je vous avais interdit la visite des tombes. Or, visitez-les, mais sans proférer des propos indécents et inconvenables. (A savoir de ne rien dire du mal des morts).

5. Des sacrifices faits en commun

(1049) 9-Jaber Ibn ‘Abdullah a rapporté : « Nous avons sacrifié des victimes avec l’Envoyé de Dieu ( ) l’année de Hudaybia, à savoir une chamelle au nom de sept personnes, et une vache au nom de sept »

(1050)-Abû Ayûb al-Ançari a rapporté : Nous faisions offrande d’un mouton, que tout homme sacrifiait en son nom et au nom de sa famille. Mais, plus tard, les hommes allaient, par ostentation, faire offrande en surplus, cherchant par là à se distinguer.»

Mâlik a dit : «  ce que j’ai entendu de mieux pour l’offrande d’une chamelle, d’une vache ou d’un mouton, c’est que l’homme fasse sacrifice en son nom, et au nom des membres de sa famille, d’une chamelle ; ou qu’il immole une vache et un mouton qu’il possède, en faisant participer sa famille ; mais celui qui achète une chamelle, une vache, ou un mouton avec un petit groupe de personnes pour l’immoler en commun, et où chacun payera ce qu’il doit en s’emparant après de la viande de la bête sacrifiée, cela est désapprouvé. Le hadîth que nous avons entendu au sujet de l’offrande en commun n’est admis que pour les membres d’une famille. »

(1051)-11-Ibn chihâb a rapporté que l’Envoyé de Dieu ( ) n’a sacrifié en son nom, et au nom de sa famille, qu’une chamelle, ou qu’une vache. »

Mâlik a dit : « Je ne sais laquelle avait été mentionnée par Ibn Chihâb. »

6. Du sacrifice au nom de ce qu’une femme porte, et des jours de l’immolation

(1052)-Nâfi’ a rapporté que ‘Abdullah Ibn ‘omar a dit : «  On peut faire un sacrifice, deux jours après la fête de l’Adha. »

On rapporta à Mâlik que ‘Alî Ibn Tâlib était d’accord avec ces propos.

(1053) 13-Nâfi’ a rapporté que ‘Abdullah Ibn ‘omar n’a jamais fait sacrifice au nom de ce qu’une femme porte dans son ventre. « 

Mâlik a dit : Le sacrifice est une Sunnah et non une obligation et je ne suis pas pour celui qui, capable d’accomplir cette Sunnah, la néglige pourtant.

« Il n’est point illicite de tuer le serpent, le corbeau blanc et noir, la souris, le chien qui mord, et le milan. » ((1)   Al Boukhari, As-sayd 4/34. Mouslim 1198. An-Nissaï 5/188. Ibn Maja 3087) »Il n’est point illicite de tuer le serpent, le corbeau blanc et noir, la souris, le chien qui mord, et le milan. » ((1)   Al Boukhari, As-sayd 4/34. Mouslim 1198.